Les aventures de Déclic Écologique au Sénégal #3 Kaydara, école d’agroécologie

Les aventures de Déclic Écologique au Sénégal #3 Kaydara, école d’agroécologie

Durant le mois d’aout, Déclic Écologique a mis de côté l’accompagnement des entreprises en France et a pris ses quartiers d’été au Sénégal. Ce beau pays fait face à de nombreux problèmes liés à l’environnement. L’objet y était de découvrir les acteurs locaux et nouer des contacts.

Visite de Kaydara, centre de formation en agro-écologie

Le site est à Samba dia, à env. 170 km au sud de Dakar, au dessus du Sine Saloum.  Elle a été créée en 2003. Il n’y avait alors que de la terre sablonneuse et pas de végétation mais de l’eau dans le sous-sol. La première chose qu’a fait Gora Ndiaye fut la plantation d’arbres. Cela a permis de fixer le sol, de créer progressivement un début de terreau au sol par la chute des feuilles et enfin, de l’ombre pour travailler.

Cette ferme école est a fort essaimage : elle engage le centre avec les communes dont sont issus les étudiants. Les villages choisissent un jeune parmi les candidats. La formation dure 6 mois et au retour, sa municipalité lui fourni un lopin de terre, des semences et des arbres fruitiers.

Une devise altruiste

Apprendre pour transmettre. Dans le conte « Kaydara », la symbolique est que le savoir prévaut sur l’avoir.
Ce sont 5 élèves (1 fille et 4 garçons) qui nous ont fait découvrir le lieu. Ils venaient des 4 coins du Sénégal. Beau programme.

Les aventures de Déclic Écologique au Sénégal • # 2 • Set + à Ndangane

Les aventures de Déclic Écologique au Sénégal • # 2 • Set + à Ndangane

Durant le mois d’aout, Déclic Écologique a mis de côté l’accompagnement des entreprises en France et a pris ses quartiers d’été au Sénégal. Ce beau pays fait face à de nombreux problèmes liés à l’environnement. L’objet y était de découvrir les acteurs locaux et nouer des contacts. Rencontre avec Set +.

 

À Ndangane, ville des bords du Sine Saloum, pays Serere

À 200km au sud de Dakar, le delta des 2 fleuves (Sine et Saloum) est constitué de 52 000 ha de mangrove et îles de pêcheurs. C’est une réserve naturel et écosystème très fragile.
Pierre Diouf et ses frères sont tout d’abord piroguiers. Ils ont créé Les aventuriers du Saloum. Une activité qui le met aux premières loges pour constater les ravages du plastique dans les palétuviers.

 

SET + pour dépolluer la terre et la mer à sa mesure

La rencontre avec Tashana Batista leur a donné envie de créer Set + (Set veut dire nettoyage en Wolof @set+). Le but est avant tout de nettoyer la région et particulièrement le Sine Saloum. De ce fait, Ils souhaitaient également nettoyer le village de Ndangane de tous ces déchets qui jonchaient le sol, ce qui en fait aujourd’hui un village propre… à préserver en l’état.

Set + a commencé en mai et achète le plastique à la population qui le collecte. Ce sont particulièrement les femmes qui réalisent ce travail.

Que faire du plastique collecté

Set + organise la collecte sur son territoire et le revend  à Kaoplast, nouvelle structure située à Kaolac, à l’ouest du Sine Saloum. Son activité principale est la transformation des déchets plastiques en matière première secondaire pour la plasturgie. Le but de Kaoplast est de générer des revenus via le recyclage pour financer des projets sociaux et environnementaux durables.

Lors de mon séjour à Ndangane, il fallut 2 journées pour trier les 8 tonnes de plastique récoltées. L’idée est de structurer et professionnaliser les équipes, de trier en amont… Et de sensibiliser la population pour limiter la pollution en amont… Le meilleur déchet est celui qu’on ne produit pas. (cf épisode 1).